lundi 6 février 2017

Le SNEP confirme le retour à la croissance du marché français

Avec une progression de ses revenus de 8,5 % sur les 9 premiers mois de 2016, le secteur de la musique enregistrée en France semblait s'acheminer vers un net retour à la croissance sur l'ensemble de l'année. Le SNEP a confirmé une progression significative du marché, en amont de la publication de son bilan définitif fin février.

En 2015, le marché français de la musique enregistrée a pesé 426 millions d'euros, accusant ainsi une nouvelle baisse. Mais il pourrait avoir atteint 450 millions d'euros en 2016, et connaître sa première progression en quinze ans.

"La forte progression des revenus du streaming porte à elle seule cette dynamique vertueuse grâce notamment à la croissance des revenus liés aux abonnements", précise le syndicat de producteurs phonographiques français. Il fait état de 28 milliards d'écoutes sur l'ensemble de l'année, soit une hausse de 55 % en volume par rapport à 2015.

"L’année 2016 signe aussi la confirmation de la vitalité de la production locale et du succès des artistes français, qui trustent 18 des 20 meilleures ventes ou équivalents", ajoute le SNEP. La consommation de musique se relocalise fortement depuis 2013. De 65 % en 2012, la part de marché de la production locale (hors classique et jazz) était passée à 76 % en 2015, malgré un chiffre d'affaires en léger recul la même année.

Les ventes de nouveautés francophones étaient cependant en progression, de 7.4 % sur sur an, contre une baisse de 15 % pour les nouveautés internationales. Et celles des nouveautés de nouveaux talents francophones bondissaient de 52 %. Deux indicateurs dont il sera intéressant de connaître l'évolution en 2016.

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